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samedi 2 février 2019

VE 10-5 Ecologie et Politique


Le VE : Innovation pérenne ou rêve écologiste ?
« Dans un monde inondé d’informations sans pertinence, le pouvoir appartient à la clarté. »  Yuval Noah Harari



 VE10.5 - L’écologie politique


10.5.1. L’écologie politique

Dans les années 1970 le mouvement écologiste est apparu avec la prise de conscience des limites de la planète à fournir des ressources naturelles et à absorber des effluents anthropiques. Il a eu pour origines des associations pacifistes et antinucléaires, telles que Greenpeace, dont les membres sont plus des militants s’appuyant sur des croyances que des scientifiques élaborant des savoirs. Il est rentré dans la sphère politique.

 De ce fait, il a centré leur action sur la communication d’idées simples faisant plus appel aux bons sentiments qu’à la raison, et sur la désignation de coupables : l’agriculture productiviste, l’industrie, particulièrement nucléaire, l’automobile…

On doit prendre acte de l’utilité de leur action, qui a introduit le concept d’écologie, et amené la prise en compte des « externalités » de l’activité humaine non prises en compte par le marché. Rappelons le DDT (insecticide peu dégradable), les CFC détruisant la couche d’ozone, les pluies acides (SO2) responsables du « smog » londonien et de de la défoliation de certaines forêts, la silicose des mineurs, l’asbestose due à l’amiante, le plomb, le soufre et le benzène dans les carburants, les particules fines avec l’apport supplémentaire du diesel, et surtout l’augmentation massive du taux de CO2 dans l’atmosphère. 

Leur tort a été la démesure, l’intégrisme d’une doctrine allant jusqu’à la décroissance et à un impossible retour à la nature, au lieu de rester rationnelle et quantifiée. Remarquons que dans les pays développés, tous les problèmes cités ci-dessus sont résolus ou en voie de l’être, à l’exception du CO2. Les écologistes arrivent à s’opposer à toute forme d’innovation : biotechnologie, produits de synthèse, téléphones cellulaires, WiFi et même CPL (Linky), vaccins. Ils ont réussi à convaincre la majorité, et sont « politiquement corrects »

10.5.2. Les médias
  
Depuis toujours, les médias amplifient les mauvaises nouvelles, plus favorables à leur audience que les bonnes. De ce fait, ils ont une tendance naturelle à traiter sur le même plan des problèmes bien réels, des tendances défavorables, de simples inquiétudes ou même des absurdités bien avérées.

 Ils méritent des circonstances atténuantes : Les journalistes sont rarement des spécialistes des sujets souvent très complexes, qu’ils ont à traiter, et sont mal armés pour distinguer le vrai du faux. On ne peut pas leur en vouloir de publier des dossiers de presse dont ils ne peuvent pas toujours apprécier la pertinence

La presse écrite, radiophonique ou télévisuelle est même remarquable si on la compare aux réseaux sociaux sur lesquels circulent les pires infox, lancées par bêtise ou par volonté de nuire…

10.5.3. Le Grand Public

Submergé par les mauvaise nouvelles, le grand public a peur, et rejette donc tout ce qui apparaît nouveau, d’où la vogue du produits « sans… », « naturel », « bio », « traditionnel », « l’artisanal », « local »…

Le marketing des produits cosmétiques et alimentaires, toujours soucieux d’anticiper les désirs des clients s’est engouffré dans cette tendance et l’a amplifiée.

Le grand public a oublié, et aucun média ne le lui a rappelé, que le plus grave accident alimentaire survenu depuis 10 ans en Europe a résulté de graines germées bio produite en Allemagne, contaminées par E. Coli, ayant fait 53 morts et 4 000 malades en juin 2011. Il n’a pas compris que le produit frais, cultivé avec des engrais naturels, artisanal, non congelé, non appertisé, non cuit, sans conservateur, cumule les risques biologiques que tout le monde néglige, mais qui font beaucoup plus de victimes que les OGM qui n’ont jamais nui aux milliards de personnes qui en mangent tous les jours hors d’Europe !  Pasteur, qui a potentiellement vaincu le risque biologique, doit se retourner dans sa tombe.

10.5.4. Ecologie et Marché

En économie libérale, les entreprises plus compétentes font les meilleurs choix pour aboutir aux meilleurs produits ou services compétitifs.
  • Les clients (plus ou moins) choisissent sur le marché les produits ou services qui leur apparaissent les meilleurs à prix égal. Les ventes concurrentielles sanctionnent les produits ou services, au profit ou au détriment des entreprises qui les proposent, comme l’évolution naturelle des espèces vivantes selon Darwin
  • L’efficacité de ce système en a fait le modèle unique dans la quasi-totalité de la planète. Exceptions : Cuba et la Corée du Nord !
Mais cette économie libérale connaît néanmoins des limites qui sont soulignées non sans raison par les écologistes : la non prise en compte des externalités : épuisement des ressources naturelles, émission de CO2, pollutions diverses… Les gouvernements et organismes internationaux (UE, ONU, …) s’en sont donc saisi avec juste raison.

10.5.4. Politique et écologie

L’écologie est devenue un mouvement très vaste, bien reçu par grand public aussi longtemps qu’il demeure gratuit (gilets jaunes !), capable d’orienter des votes.

En démocratie, le mouvement écologiste dispose de partis dédiés, et ses idées sont prises en compte, à des degrés divers, par tous les partis et gouvernements. Mais les politiques, pas plus spécialistes que les journalistes, n’ont de compétence en la matière, et bien peu des membres de leurs cabinets peuvent en afficher une.

Ainsi, les décisions des gouvernements sont prises en fonction de ce qui peut plaire à une opinion publique mal informée, et des recommandations peu objectives, souvent contradictoires, provenant de lobbies, d’acteurs économiques, et d’ONG militantes. Sans surprise, ces décisions sont souvent inappropriées, coûteuses, inefficaces, voire contre-productive, fluctuantes, chaotiques, car elles ne sont pas assez confrontées à la concurrence d’autres décisions.

Il serait souhaitable que les gouvernements fassent rentrer les externalités dans le marché, en leur attribuant un prix, éventuellement élevé, et renoncent à faire par eux-mêmes des choix technologiques. Exemples :
  • Attribuer un prix unique du CO2, sans subventionner, taxer ou réglementer ses sources : véhicules, centrales électriques, chauffages domestiques
  • Et pourquoi pas une taxe sur les déchets radioactifs, assise sur l’intensité et la durée de cette radioactivité, assortie de la liberté de création de centrales électronucléaires ? Le débat sur la production électrique s’en trouverait fort simplifié ! Mais maintenir évidemment règles issues de IRSN et ASN.


10.5.5. Ecologie et automobile

L’automobile est tout à la fois 
  • Un moyen de transport irremplaçable 
  • Une liberté fondamentale Un marqueur social 
  • Une dépense importante des particuliers et des entreprises 
  • Un plaisir, voire un loisir 
  • La source de nombreuses externalités : CO2, pollution, bruit, encombrement, accidents…
L’automobile connaît à la fois des partisans et adversaires entre lesquels le débat est passionné, et même parfois violent, entre des écologistes et des défenseurs partiaux. Les législations sont hétérogènes entre pays, avec en plus une couche au niveau de l’UE. Il en résulte des résultat souvent illogiques, excessifs, peu pertinents, ces appréciations étant elles-mêmes subjectives.

C’est ainsi : La logique  ne s’imposera que très lentement, car:
  • L'image de l’automobile est mauvaise auprès des personnes et des ONG 
  • Les règles actuelles, si contestables soient-elles, seront très probablement appliquées durablement et leur évolution sera lente.
  • Carlos Goshn, à propos de diesel abusivement discriminé disait : Le marché a du bon sens : il sent que les politiques vont dans le sens d’un déclin du gazole, les clients évitent donc cette motorisation […]. Nous allons vers un déclin durable du diesel. Ce n’est pas justifié, mais un marché n’est pas fait que de considérations objectives…

·       Les distorsions de concurrence en faveur du VE :
o   Sont déplorables, car excessives,
o    Mais elles s’appliqueront...





mardi 8 décembre 2015

Electricité et CO2 : Le contre-exemple allemand



Résumé :

Le contraste entre les politiques française et allemande en matière de production électrique est beaucoup plus violent qu’on ne l’imagine, avec des résultats très inattendus : malgré le dictionnaire, les « Grunen » ne sont pas verts du tout !

En lisant ce message vous apprendrez que le développement des énergies photovoltaïque et éolienne en Allemagne a nécessité 350 milliards d’Euros d’investissements, mais n’a abouti qu’à baisser la production nucléaire décarbonée, et non les énergies primaires fossiles. A l’arrivée, le MWh consommé en Allemagne émet 10 fois plus de CO2 que son homologue français, et coûte 53% plus cher à la production, et 87% plus cher au détail.

Cette situation désastreuse s’explique par le fait que, en raison de leur facteur de charge très faible (13% et 18% respectivement) les puissances nominales installées en solaire et éolien sont monstrueuses (35 GW et 55 GW respectivement), très supérieures à la puissance moyenne requise par le pays. Quand les conditions (soleil et vent) sont favorables, l’opérateur de réseau n’a pas d’autre choix que de les brader à l’export. Quand elles ne le sont pas, la production au lignite augmente ! Dans les deux cas, l’abonné allemand paye…

Dans ce contexte, des véhicules à batteries ou à hydrogène n’apportent évidemment aucune baisse d’émissions de CO2, mais plutôt une aggravation ! Il faudrait finir par comprendre que l’écologie ne pourra être efficace que si elle veut bien envisager l’aspect économique des problèmes… Le prix Nobel d'économie Jean Tirole arrive exactement aux mêmes conclusions.

Message

Le CO2, ou dioxyde de carbone, n’est pas à proprement parler un polluant, puis qu’il est au cœur de la vie par la photosynthèse, au même titre que l’eau, et sans aucun danger direct pour l’homme. Mais le GIEC a largement démontré que l’augmentation de son taux dans l’atmosphère est quand même le principal responsable de l’effet de serre qui conduit au dérèglement climatique, le plus grave risque environnemental actuel. La réduction des émissions mondiales de CO2 est donc l’objectif prioritaire majeur.

Bien que notre blog soit consacré à la France, il est intéressant d’analyser l’exemple allemand pour évaluer les résultats économiques et écologiques obtenus par une politique largement dictée par les écologistes politiques, les « Grunen », qui privilégiant à outrance les énergies renouvelables par a priori antinucléaire largement diffusé dans leur opinion publique.

Production Allemagne : valeurs annuelles

L’historique de la production électrique allemande annuelle est donné par le graphique suivant :



Du bas vers le haut, en production annuelle :

  • L’hydraulique est constante et faible : il y a peu de montagnes en Allemagne.
  • Les « Autres » sont renouvelables (principalement biométhane)
  • La production nucléaire, décarbonée, est en chute rapide conformément à des décisions politiques.
  • Les énergies vertes (éolien et photovoltaïque) sont en croissance massive et produisent 26% du total. Elles ont nécessité un investissement de 350 milliards d’euros, qui a abouti essentiellement à réduire le nucléaire de 43%. Leur production reste intermittente, avec des conséquences importantes (voir ci-dessous).
  • Les énergies fossiles assurent 54% de la production, chiffre très élevé, dont seulement 10% pour le fioul et le gaz, mais 43% pour le charbon et le lignite, les pires émetteurs. Curieusement, on note que cette production fossile n’a baissé que de 6% en 15 ans.

Production France : valeurs annuelles

Comparons avec la situation en France, toujours en production annuelle, avec le même code de couleurs :



  • L’hydraulique est plus importante : en France, il y a beaucoup de montagnes.
  • Les « Autres » renouvelables sont très bas (principalement la biomasse)
  • La production nucléaire, décarbonée, est énorme et à peu près constante sur la période qui n’a connu ni mise en service, ni arrêt de réacteur.
  • Les énergies vertes (éolien et photovoltaïque) sont en croissance lente et ne produisent que 4% du total.
  • Les énergies fossiles n’assurent que 5% de la production, dont 2% pour le charbon, très émetteur, et 3% pour le fioul et le gaz. On note avec satisfaction que cette part, quoique déjà faible au départ, fortement baissé (- 45%) malgré un investissement modéré dans les énergies vertes.
Production : Comparaison Allemagne / France

Au global, les moyenne annuelles des émissions de CO2 par mégawattheure produit sont de
  • Allemagne :    500 Kg/MWh
  • France :          50 Kg/MWh
Soit un facteur 10 !

La comparaison des coûts est également édifiante :
€/MWh
France
Allemagne
Ecart All / Fra
Production
53,8
82,2
+53%
Consommateur final
138,9
260,3
+87%

Consommation électrique - Exportation

Comparons maintenant les exportations
Exportations
2000 (TWh)
2014 (TWh)
2014 (% production)
France
69
67
12 %
Allemagne
0
35
5,7 %

On constate que les exportations allemandes croissent avec le développement des énergies vertes très coûteuses, mais subventionnées par l’abonné, pendant que les exportations, françaises, logiquement plus élevées  en raison de la compétitivité de l’électronucléaire, sont stables. Pourquoi ?

Pour y répondre, il faut se rappeler :
  • que la compétitivité ne s’exprime pas par des prix moyens sur l’année, mais heure par heure sur un prix de marché très variable (0 à 1 000 €/MWh) selon la consommation ET selon la production des énergies fatales à écoulement prioritaire.
  • que les centrales à énergie verte ont un facteur de charge (= production annuelle réelle / production annuelle à pleine capacité) en Allemagne de l’ordre de 13% pour le photovoltaïque , et de 18% pour l’éolien terrestre.
  • En d’autres termes les capacités de production verte installées en Allemagne sont énormes : 55 GW en éolien, et 35 GW de solaire. Leur somme, soit 90 GW, excède la consommation allemande moyenne (70 GW), et a fortiori la consommation minimum, évaluée à 40 GW. Quand le vent est fort, et/ou le soleil brillant, la production verte excède fréquemment la consommation.
  • Face à cette situation, l’opérateur de réseau n’a d’autre choix que d’exporter les excédents de production à un prix bradé pour intéresser ses voisins, fût-il négatif (c’est arrivé !).
  • La différence entre ce prix bradé, et le tarif élevé garanti aux producteurs verts allemands, est à la charge par l’abonné allemand, comme pour la CSPE en France, en plus élevé.
  • Dans le graphe ci-dessous, l’analyse des flux transfrontaliers mensuels montre que,  au cours des mois où le vent en Allemagne a été supérieur à la moyenne, 80% de l’excédent éolien est exporté.
  • L’analyse des flux quotidiens, notamment en été, montre une excellente corrélation entre les exportations et la production solaire, évidemment de jour.
     Graphe origine BC Consult

Le graphe ci-dessus, emprunté à un site favorable au photovoltaïque, est relatif aux conditions particulièrement favorables du 1er au 3 octobre 2013, tous jours ouvrables. Il donne au cours de la période, les 3 courbes de :
  • La production photovoltaïque seule
  • La production totale photovoltaïque + éolienne
  • Le prix de marché de gros du MWh

On y voit clairement que :
  • En journée ouvrable hors pointes du matin et du soir, la corrélation entre la hausse de la production photovoltaïque et la baisse du prix du MWh montre que cette production est excédentaire, et donc majoritairement exportée.
  • La nuit, la corrélation entre une consommation naturellement faible, et la poursuite d’une production éolienne excédant les besoins, et donc exportée, tire les prix à un niveau d’autant plus bas que la demande dans les pays recevant ses exportations est également faible, autour des 20 €/Mwh, en dessous du prix accessible au nucléaire.
  • Les matins et soirs, où se situent les pointes quotidiennes (hors pointes hivernales), la remontée des prix vers 50 à 60 €/MWh, très au-dessus du prix de marché français au même moment montre une consommation nationale, mais celle-ci ne concerne que l’éolien, faute de soleil à ces heures.
  • En d’autres termes, la variabilité rapide et aléatoire des productions vertes ne leur permet pas de satisfaire une consommation également variable. L’ajustement est réalisé par l’exportation, ce qui a évidemment des limites ! On peut ainsi estimer, sans risque d’excès, que plus de la moitié de la production verte allemande est exportée.
  • Il s’en suit que la revendication, fréquemment exprimée, selon laquelle l'énergie électrique consommée en Allemagne résulte pour 22% de l’éolien et du photovoltaïque, est fausse : il s’agit en réalité de l’énergie produite. Partant d’une évaluation modérée selon laquelle 50% de ces énergies sont exportées, faute de pouvoir être consommées, car produites au mauvais moment, le ratio se réduit à environ 10% !

Conclusion : l’écologie ne peut s’affranchir de l’économie

Dans le contexte allemand, des véhicules à batteries n’apportent pas de baisse d’émissions de CO2, et les véhicules à hydrogène, handicapés par le médiocre rendement du cycle hydrogène, apportent une aggravation. 

Il faudrait finir par comprendre que l’écologie ne pourra être efficace que si elle veut bien envisager l’aspect économique des problèmes…

Un investissement de  350 milliards d’euros pour arriver à ces 10% verts pendant que les énergies fossiles assurent 56% de la consommation et maintiennent des émissions de CO2 très élevées, et à un prix de l’énergie électrique proche du double de celui de la France, est évidemment un non-sens. Avec cette somme, il était possible, au choix :
  • De créer un parc électronucléaire à eau pressurisé (le plus sûr) de 20 EPR aux normes « post-Fukushima » d’une puissance dépassant les pointes de consommation allemandes (ce qui est superflu), avec zéro émission de CO2.
  • D’améliorer drastiquement l’isolation thermique de 10 millions de logement pour en diviser par deux la consommation énergétique à raison de 35 000 € par logement.
  • De construire 20 millions de véhicules sobres (hybrides légers de faible section, moteur à essence de cylindrée réduite) consommant 2 litres aux 100 km dans les conditions réelles d’utilisation, de large autonomie, et capables de circuler comme les autres aux vitesses autorisées.
  • Un panachage optimisé des trois suggestions ci-dessus.
Les écologistes sincères doivent comprendre que le coût maîtrisé de la transition énergétique est une condition sine qua non de son efficacité, et de sa vitesse de mise en œuvre réclamée par le GIEC. Il est à craindre que les écologistes politiques, aveuglés par leurs croyances, ne le comprennent pas avant très longtemps. Il vaudrait donc mieux n’écouter ni ces partis très minoritaires, ni les ONG dites écologistes qui ne représentent que leurs propres militants !

Jean TIROLE, prix Nobel d'économie 2015, fait dans son remarquable ouvrage "Economie du bien commun", le commentaire suivant, page 278: "Les Etats dépensent parfois jusqu'à 1000 € par tonne de carbone évitée (c'est le cas notamment de l'Allemagne, pays peu ensoleillé, avec des l'installation de photovoltaïque de première génération), alors que d'autres émissions pourraient être réduites à un coût de 10 € la tonne. Il s'agit d'une politique qualifiée d'écologiste par une vaste majorité d'observateurs, mais qui ne l'est pas vraiment : pour un coût identique, on aurait pu réduire les émissions de 100 tonnes au lieu d'une seule!"