lundi 28 janvier 2019

VE2.6. Ozone


Le VE : Innovation pérenne ou rêve écologiste ?
« Dans un monde inondé d’informations sans pertinence, le pouvoir appartient à la clarté. »  Yuval Noah Harari

  

O3 (Ozone) 
Problème général transitoire, résolu

Digression hors automobile :
  • La couche d’ozone haute absorbe les rayons UV dont l’excès peut être nocif : coups de soleil, mélanomes.
  • On a constaté dans les années 1970, que cette couche s’amincissait au-dessus des pôles jusqu’à l’apparition d’un trou au-dessus de l’Antarctique
  • Dans les années 1980, le diagnostic a été posé : l’ozone a été détruite par les CFC (Chlorofluorocarbone C Cln F4-n avec 0
  • Les CFC étaient utilisés principalement comme aérosols et comme fluides frigorifiques dans les réfrigérateurs et climatisations domestiques, industrielles ou automobiles.
  • Un consensus international a été obtenu sur le diagnostic, et a permis la signature en 1987 du Protocole de Montréal qui interdit les CFC, lesquels ont pu être remplacés par des produits plus coûteux ou moins performants.
  • Depuis, la couche d’ozone s’est largement reconstituée et les scientifiques prévoient une reconstitution complète d’ici 10 à 20 ans.
  • Cet épisode démontre que les pays peuvent parvenir à une décision commune dont le respect permet de réparer des dommages causés à la planète par l’homme. Il « suffit » de faire la même chose pour le CO2.
  • Au contraire, à basse altitude, l’ozone est en général indésirable :
    • C’est un oxydant très puissant, désinfectant alternative à eau de Javel ou à l’eau oxygénée : toutes trois peuvent libérer un atome d’oxygène excédentaire, dit « actif »
    • Il a une certaine toxicité pour les muqueuses en provoquant des irritations.
    • C’est un polluant secondaire qui résulte des NOx de toutes origines
    • Localement, l’ozone peut être émis par la soudure à l’arc dont il donne l’odeur caractéristique.
    • Toutefois, il ne peut pas s’accumuler, car sa demie-vie à température ambiante est courte : quelques heures ou fractions d’heure, selon la température, l’humidité et… les auteurs.
    • La carte ci-dessous, qui donne le nombre de jours ayant dépassé la norme de 120 μg/m3 (soit 0,1 ppm) est rassurante : elle varie de 0 à 15 jours sur une période de 3 ans de 2015 à 2017, soit plus de 1000 jours. La situation à Paris est particulièrement favorable.