samedi 2 février 2019

VE 10-3 Pollution et anticyclone


Le VE : Innovation pérenne ou rêve écologiste ?
« Dans un monde inondé d’informations sans pertinence, le pouvoir appartient à la clarté. »  Yuval Noah Harari


10.3. Pessimisme excessif : Pollution atmosphérique et anticyclones

L’ADEME, agence gouvernementale dépendant du Ministère de l’écologie affirme que, en France, « la pollution tue 48 000 personnes par an ».
  • Comment est-ce possible, alors que Airparif, dont le sérieux ne peut être mis en doute, publie des chiffres selon lesquels la pollution atmosphérique en Ile-de-France a drastiquement baissé ces dernières années et décennies ?
  • L’ADEME justifie ce chiffre qui est la « somme des surmortalités observées au cours de l’année pendant les pics de pollution », par rapport à la mortalité moyenne de l’année.

 Cette analyse relève en réalité d’une grave confusion entre corrélation et causalité :
  • Rappelons-nous que la plupart des décès sont dus à des causes multiples, dont la plupart sont endogènes, notamment un âge avancé, mais certaines causes exogènes ne peuvent être écartés :
    • Le froid, dangereux quand le métabolisme diminue,
    • La déshydratation, directe en été, et par l’air très sec résultant du réchauffage de l’air froid extérieur.
    • Certaines pathologies, pulmonaires et ORL, liées aux conditions climatiques
    • Il est ainsi clairement établi que la canicule d’août 2003 a été la cause du décès anticipé de 15 000 personnes, soit 1 000 / jour, ce qui ne signifie pas qu’elle en a été la seule cause, celle-ci étant presque toujours multiple.
  •  Les effets d’une forte pollution atmosphérique sur la santé sont indéniables. Il s’agit le plus souvent d’un effet cumulatif, analogue à celui du tabac qui est un polluant inhalé volontairement. A long terme, elle affaiblit l’organisme et les voies respiratoire.
    • Aux doses actuellement rencontrées en Ile-de France, aucun pic de pollution supérieur aux seuils d’alerte n’est susceptible d’avoir un effet immédiat, mais ce fut le cas, dans les années 50, du « Smog » (contraction de « Smoke » et « Fog ») londonien, qui fit des victimes directes.
    • Leur seul inconvénient est donc leur impact sur la moyennes qui continue à baisser.

L’ADEME annonce une corrélation incontestable, mais pas la causalité :
  • Rien ne prouve que la pollution mesurée soit la cause principale, ni même une cause secondaire, de décès dont les causes sont multiples.
  • Si la pollution était constante sans être réduite, donc sans modification de ses effets cumulatifs, ce calcul exonérerait totalement la pollution, alors que le taux de mortalité ne s’en trouverait pas amélioré. Cette absurdité à la limite met en cause la méthode adoptée.
  • Causalité directe : Les anticyclones
    •  Dans ces zones de pression atmosphérique élevée, il y a peu de vent et pratiquement pas d’instabilité provoquant des ascendances. La pollution émise dans les volumes habituels stagne au lieu d’être diluée, d’où les pics relatifs de pollution.
    • Les anticyclones éloignent les perturbations nuageuses liées aux dépressions, et sont donc généralement accompagnés de ciels clairs amenant des températures : 
      • élevées en journée l’été, en raison du rayonnement solaire vers la terre
      • basses la nuit en hiver, en raison du rayonnement terrestre vers l’espace
    • Ces phénomènes naturels peuvent avoir un effet rapide préjudiciable aux personnes fragiles et/ou très âgées, et on peut raisonnablement penser qu’ils augmentent directement la mortalité qui est ensuite attribué par l’ADEME à la pollution qui s’est accrue simultanément, mais indépendamment. Il resterait à le démontrer.

 Le synoptique ci-dessus résume la question : il détruit l‘affirmation de l’ADEME basée sur un raisonnement abusif, mais ne donne pas de réponse définitive à une question extrêmement complexe et pas nécessairement pertinente.



L’affirmation de l’ADEME résulte d’une analyse statistique très contestable qui ne démontre rien, mais qui permet d’alarmer l’opinion publique et de justifier ainsi la nécessité de son Ministère de Tutelle. C’est une position politique : tout est bon pour justifier l’action du Gouvernement.

On peut l’interpréter aussi comme une manière de justifier la promotion des véhicules électriques dont la pollution locale, presque nulle, restera toujours inférieure à celle des véhicules thermiques, devenue très faible, mais pas encore reconnue comme telle.