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vendredi 13 avril 2018

La pollution de l’air tue 48 000 personnes par an en France ?





Heureusement non, quoiqu’en dise l’ADEME !

Rappelons d’abord que la plupart des décès sont dus à des causes multiples :
  • Presque toutes les personnes âgées (parmi lesquelles l’auteur se place) souffrent de pathologies multiples plus ou moins prononcées : cholestérol, HTA, diabète, asthme, rhumatismes entraînant la sédentarité, séquelles cumulées de la consommation excessive d’alcool, de tabac, de sucre, de corps gras, de sel, de protéines, effets indésirables de médicaments permanents, inhalation ou ingestion de perturbateurs endocriniens, dégénérescence de la vue (presbytie), de l’ouïe (presbyacousie), de la mobilité, des défenses immunitaires, du métabolisme, etc…
  • Finalement, chaque être humain finit par mourir. Faut-il vraiment trouver une cause extérieure à chaque décès ? Evidemment non, car l’homme est mortel, et meurt généralement de causes multiples, dont la majorité est liée à l’âge.
  • Dans les causes de décès des personnes âgées, figurent évidemment le chaud et le froid :
    • La baisse de leur métabolisme les rend vulnérable au froid et aux pathologies qu’il favorise : grippe, rhume, pneumopathies, gastroentérite…
    • Les fortes chaleurs font des ravages, principalement par déshydratation, comme l’a montré la canicule de la première quinzaine d’août 2003, à laquelle 15 000 décès ont été attribués, soit 1 000 par jour.
Le chiffre annuel de 48 000 victimes de la pollution a été avancé par diverses sources, dont l’ADEME, qui est une Agence publique financée par le Ministère de l’Environnement auquel il rapporte. Cette Agence n’est donc pas un arbitre scientifique indépendant, mais bien un organe du ministère qui détermine sa ligne d’action sur des critères largement politiques. Le chiffre avancé de 48 000 victimes par an est la somme des surmortalités observées au cours de l’année pendant les pics de pollution, par rapport à la mortalité moyenne de l’année. Supposons qu’il soit sincère, et réfléchissons quelques minutes.

La corrélation entre les pics de pollution et les décès est suffisamment forte pour être indiscutable.

Mais une corrélation (simultanéité) n’est pas une causalité (relation de cause à effet) :
  • Rien ne prouve que la pollution mesurée soit la cause principale, ni même une cause secondaire, des décès dont les causes sont multiples.
  • L’effet indéniable de la pollution atmosphérique sur la santé est un effet à long terme, qui affaiblit l’organisme, et notamment les voies respiratoires, mais très rarement un effet immédiat.
  • Mais il y a une causalité directe entre les pics de pollution et les anticyclones qui les provoquent par absence de vent, et d'ascendances, car l'atmosphère est stable (air chaud en altitude). Ils sont accompagnés de fortes chaleurs en été, ou de froid intenses en hiver.
  • L’effet sur des personnes fragiles des températures extrêmes peut  au contraire être rapide, comme la canicule de 2003 l’a montré. Il est donc hautement probable que la surmortalité pendant les pics de pollution leur est due.

En toute état de causes, tous ces décès sont dus à des causes multiples, dont l’âge et les pathologies antérieures. Présenter la pollution comme la cause unique de cette surmortalité est indéfendable. 
Par ailleurs, il est indiscutable qu’en dehors des pics de pollution, la mortalité est plus faible que la moyenne. Ceci met en évidence que, si la pollution était constante, par définition, il n’y aurait plus de surmortalité, ni de sous-mortalité, ce qui empêcherait d’additionner les surmortalités sans déduire les sous-mortalités, mais n’aurait aucun effet bénéfique sur l’indice annuel de mortalité !

La méthode employée par l’ADEME est hautement contestable. La vérité est que l’effet négatif indiscutable, mais probablement limité, de la pollution sur la santé n’est pas quantifiable par cette méthode. Nul ne peut nier que l’espérance de vie continue de croître malgré l’identification de multiples facteurs de dangers dont tout le monde s’inquiète, avec ou sans raisons selon les cas. 

Ci-dessous, les chiffres de l’INSEE sont éloquents. Ils montrent que l’on a gagné 15 ans d’espérance de vie en 60 ans, soit un trimestre par an ! Pour les esprits chagrins, précisons que le petit fléchissement perceptible en 2015 est dû à un changement de la base statistique : l’inclusion des résidents (de toutes origines) à Mayotte, évidemment négatif en raison d’un niveau de vie très inférieur, en dépit de l'air très pur au milieu de l’océan indien !

 

En outre, on peut craindre que la dénonciation hâtive et exagérée de risques non démontrés, puisse constituer en elle-même un risque pour la santé publique, tant physique que psychologique, par effet « nocebo », le contraire de l’effet placebo, utilisé par le « Docteur Knoch » de Jules Romains.

Rappelons enfin que le taux de mortalité moyen n’est pas un critère significatif de la bonne santé de la population, car il est très affecté par la structure de la pyramide des âges, et notamment par le pourcentage de personnes âgées dans la population. Le seul critère pertinent est l’âge moyen des décès, âge dont l’augmentation rapide pose problèmes aux caisses de retraite par répartition, mais ne démontre pas d’augmentation des risques ambiants, bien au contraire ! C’est plutôt rassurant !

lundi 28 novembre 2011

Appareil électro domestiques

Les réfrigérateurs et congélateurs sont les seuls appareils être en service en permanence, ce qui ne signifie pas qu’ils consomment en permanence : le groupe de froid ne se met en route que si la température intérieure a remonté.

Leur puissance est faible, de l’ordre de 200 watts, et n’est appelée qu’environ 20% du temps, soit une consommation quotidienne de l’ordre de 1 KWh, soit en moyenne 40 watts, l’équivalent d’une petite ampoule à incandescence (traditionnelle) qui fonctionnerait en permanence.

Il n’est pas inutile de préciser que, paradoxalement, un réfrigérateur ne refroidit pas la cuisine, mais au contraire la réchauffe. Si son groupe produit par exemple 1 000 joules de froid à l’intérieur en consommant 500 joules sur le réseau électrique, son radiateur situé au dos dissipera 1 500 joules dans la cuisine. Mais le flux thermique à travers l’isolation ou par ouverture de la porte finira par transférer 1 000 joules de la cuisine vers l’intérieur. Au final, il aura bien chauffé la cuisine à hauteur de 1500 – 1000 = 500 joules, soit l’énergie qu’il a reçue du réseau. 

Les réfrigérateurs et congélateurs affichent des consommations électriques de plus en plus basses qui sont obtenues uniquement grâce à l’amélioration de l’isolation, puisque les unités hermétiques (groupes de froid) n’ont guère évolué, sinon par un changement de fluide thermodynamique qui n’apporte rien à cet égard. Cette isolation est donc de plus en plus épaisse. En d’autres termes, pour un même volume extérieur, le volume intérieur s’est significativement réduit, ce qui est un inconvénient. Ils présentent néanmoins l’avantage d’une remontée en température plus lente en cas de coupure d’alimentation.

Les appareils de cuisson sont de très gros consommateurs, de l’ordre de 3 à 4 kw, voire jusqu’à 7 kw (soit 32 A)   pour un four électrique ou une plaque de cuisson, mais cette puissance n’est utilisée en continu que pendant la montée en température. L’énergie utilisée à cet effet sera entièrement perdue au refroidissement de celui-ci. La puissance se réduit après, soit par un variateur, soit par des intermittences. Leur temps d’utilisation est bas, de l’ordre de 2% à 5% du temps.

Solution assez peu utilisée quoique très intéressante, un délesteur, situé dans l’armoire électrique, permet de :
·        couper le chauffage pendant ces pointes de consommation
·        éviter un abonnement plus puissant, et donc plus coûteux,
·        réduire les pointes de consommations.

Ils ont été l’objet de gros progrès :
·       Un four a un rendement déplorable : la part d’énergie absorbée par le chauffage et la cuisson de l’aliment est un pourcentage dérisoire.
·       Un four à convection forcée ("chaleur tournante") réduit le temps de cuisson de 20% et donc la consommation (dans un moindre ratio, car la montée en température, identique, reste perdue).
·        Un mini four réduit plus significativement cette consommation, au prorata de sa taille.
·        Un four à micro-ondes a un très bon rendement, de l’ordre de 70%, mais n’est pas toujours  approprié.
·        Des plaques électriques conventionnelles à résistance nécessitent, comme les fours, une montée en température, qui nécessite une énergie finalement perdue. Leurs pertes en température stabilisée restent importantes.
·        Les plaques électriques à halogène suppriment la montée en température, et réduisent les pertes à température stabilisée.
·     Les plaques à induction arrivent à un très bon rendement : l’essentiel de l’énergie consommée sert effectivement à chauffer l’aliment et son récipient.

L’utilisateur éco-responsable s’équipera de plaques à induction, et utilisera le four à micro-ondes chaque fois que possible. Il évitera les excédents d’eau de cuisson finalement rejetée.

Les lave-linge et lave-vaisselle sont aussi de gros consommateurs, typiquement 2 kw pendant la durée du cycle. Circonstance aggravante, cette énergie est pour l’essentiel perdue sous forme d’eau chaude évacuée à l’égout, et donc ne contribue pas au chauffage. Ils ont néanmoins fait des progrès en réduisant l’énergie et l’eau consommée par cycle. L’utilisateur soucieux d’environnement utilise des cycles courts et moins chauds, souvent prévus par le fabricant comme « éco ». Aucune amélioration spectaculaire n’est à attendre.

Les sèche-linge sont aussi un gros consommateur, mais à la différence des précédents, leur énergie électrique est intégralement réutilisée en hiver comme participant au chauffage. Une variante intéressante consiste à étendre  le linge à sécher dans une pièce munie d’un déshumidificateur électrique, dont la consommation électrique est environ le 1/10ème d’un sèche linge, réglé sur une hygrométrie de 40%. Dans cet air sec, le linge sèche en quelques heures, silencieusement et sans s’user.

Eclairage
Les lampes à incandescence classiques sont de plus en plus  remplacées par des technologies plus économes , à plus longue durée de vie, mais aussi plus onéreuses, dans l’ordre :
·        Ampoules halogènes 230 V ou 24 V, toujours à incandescence, mais avec rendement amélioré
·        Tubes à décharge conventionnels, dont le rendement est 4 fois supérieur.
·        Tubes à décharge en U, en spirale… dits « ampoules basses consommation », équivalents aux précédents
·        LEDs, au rendement très supérieur (plus de 10 fois).

Ces nouvelles technologies ont aussi quelques inconvénients :
·        Démarrage lent pour la plupart des « ampoules basses consommation »
·        Encombrement souvent supérieur
·        Charge inductive (inductance ou transformateur, en dehors des halogènes 230 V) pas toujours bien supportée par les interrupteurs, notamment les « olives » montés sur les fils. Cette charge inductive  et génératrice de courant réactif qui ne transporte pas d’énergie, mais engendre des pertes en ligne,


et un avantage intéressant pas toujours compris :
·      l’échauffement réduit permet d’augmenter la puissance d’éclairage des lampes, lampadaires et autres appareils, généralement limitée uniquement par la dissipation thermique de l’ampoule.

Bien entendu, la dissipation thermique des appareils d’éclairage participe aussi au chauffage pendant sa période d’utilisation. Il s’en suit qu’en France, actuellement, la réduction des émissions de CO2 par la réduction des pertes n’est pas significative. Pour autant, elle participe aux « négawatts » et reste donc souhaitable, notamment après amélioration de l'efficacité énergétique du chauffage.